Bruxelles : certaines aides aux entreprises sont suspendues ou supprimées
Economie

Bruxelles : certaines aides aux entreprises sont suspendues ou supprimées

La Région de Bruxelles-Capitale revoit progressivement sa politique d’aide aux entreprises. Dans un contexte budgétaire contraint, plusieurs dispositifs sont supprimés, tandis que certaines primes sont temporairement suspendues afin de concentrer les moyens disponibles sur les investissements et les projets considérés comme créateurs de valeur et d’emploi.

Plusieurs aides à l’emploi disparaissent

Depuis le 1er juillet 2026, la réduction groupe-cible pour les travailleurs âgés a été supprimée en Région bruxelloise. Cette réduction ne peut donc plus être calculée à partir du troisième trimestre 2026, y compris pour les employeurs qui en bénéficiaient déjà.

Le dispositif activa.brussels connaît également une suppression progressive.

Depuis le 15 juillet 2026, les nouveaux engagements ne permettent plus d’ouvrir un nouveau droit à cette aide. Les travailleurs engagés jusqu’au 14 juillet 2026 peuvent encore bénéficier du régime transitoire, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2026. À partir du 1er janvier 2027, le dispositif sera définitivement supprimé.

Certaines primes aux entreprises sont également suspendues

La Région vient par ailleurs d’annoncer une réorientation des primes aux entreprises.

À partir du 12 août 2026, plusieurs primes de fonctionnement sont temporairement suspendues :

  • formation et validation des compétences ;
  • consultance ;
  • consultance transition ;
  • consultance cession-reprise ;
  • recrutement ;
  • coworking.

Les demandes introduites avant le 12 août 2026 restent toutefois traitées selon les anciennes règles.

La Région explique cette décision par la forte progression des demandes de primes depuis 2023 et par la volonté de préserver les aides à l’investissement dans un contexte budgétaire difficile.

Les investissements restent soutenus

Il ne s’agit donc pas d’une suppression générale des aides aux entreprises.

La Région maintient notamment :

  • les primes à l’investissement ;
  • la prime à la digitalisation ;
  • la prime Lancement ;
  • la prime Coopérative d’emploi ;
  • l’indemnisation des commerces affectés par certains chantiers.

Les entreprises peuvent toujours vérifier les aides auxquelles elles peuvent prétendre via l’outil mis à disposition par Bruxelles Économie et Emploi. Les conditions dépendent notamment de la taille de l’entreprise, de son activité et de ses codes NACE.

Une politique d’aide qui change de priorité

La tendance est donc assez claire : Bruxelles souhaite progressivement passer d’une logique de soutien relativement large à une politique davantage ciblée sur l’investissement, la digitalisation, la création d’activité et l’emploi.

Pour les PME bruxelloises, cette évolution mérite d’être intégrée dans la planification des investissements et des recrutements. Une demande de prime doit par ailleurs, dans de nombreux cas, être introduite avant le début du projet ou de la dépense concernée.

Avant d’engager une dépense, il reste donc essentiel de vérifier si une aide régionale est disponible et, surtout, si les conditions et délais de demande sont respectés.